Colloque 2014 : Les politiques scientifiques, au carrefour entre l’État, la société et le monde scientifique. Bilan et propositions.

Les politiques scientifiques, au carrefour entre l’État, la société et le monde scientifique. Bilan et propositions.     

            
Responsable(s)           
Florence Piron, Université Laval, Mélissa Lieutenant-Gosselin, Université Laval, Émilie Tremblay, UQAM - Université du Québec à Montréal   
 
Description
L'élaboration des politiques scientifiques  nationales (ou stratégies de recherche et d'innovation) offre aux  sociétés, ou, du moins, à leurs représentants, l’occasion de faire des  choix quant aux domaines de recherche et projets scientifiques qui  seront soutenus par les institutions et les fonds publics. Des finalités  et des idéaux variés, tels que le soutien au développement économique,  l'accroissement des connaissances fondamentales, la recherche de  solutions à des problèmes concrets, etc. pourront être soit privilégiés  soit abandonnés, tout comme des disciplines ou des secteurs de la  recherche (recherche universitaire, recherche dans les organismes  gouvernementaux, recherche dans les entreprises, etc.). De la même  façon, les politiques scientifiques peuvent conduire un État à  encourager ou à délaisser certaines formes d’interactions entre le monde  scientifique et le reste de la société, ainsi que certaines valeurs  collectives propres au monde scientifique (libre accès aux publications,  responsabilité sociale et environnementale des universités, économie du  savoir, etc.).
Au moment où les choix du gouvernement fédéral  canadien en matière de recherche et d'innovation suscitent des  controverses à l’échelle du pays et où le Québec se dote finalement  d’une Politique nationale de la recherche et de l’innovation (PNRI), il  apparaît essentiel de réfléchir aux processus d’élaboration et de  réception des politiques scientifiques québécoise et canadienne, de  mettre en évidence les choix qui ont été faits, d’anticiper leurs  conséquences possibles et d’explorer les possibilités pour l’avenir.  En particulier, il nous semble essentiel de comprendre comment impliquer  davantage les chercheurs et les autres citoyens dans les réflexions  préalables à ces politiques scientifiques et dans leur évaluation.
Les  différentes communications et tables rondes proposées par ce colloque,  parrainé par l'Association science et bien commun et la Fédération  québécoise des professeures et professeurs d'université, visent à  parcourir cette thématique et à déboucher sur des propositions d'action  destinées à rendre nos politiques scientifiques plus démocratiques et  équitables. Ces propositions seront formulées collectivement lors des  deux ateliers de l'après-midi et diffusées ensuite sur le site de  l'Association science et bien commun (http://scienceetbiencommun.org).
Finalement,  l'Association science et bien commun proposera un portrait de ses  réalisations et projets en cours lors de la synthèse du colloque,  ouverte au grand public.
  
 
Local : Pavillon John Molson de l'Université Concordia – salle MB 5.265
Adresse exacte : 1450, rue Guy (près du boul. de Maisonneuve), Montréal
              
    Mot de bienvenue : 8 h 50 - 9 h
Présentation du colloque
Florence Piron Université Laval
                
   Les politiques scientifiques : la situation actuelle   
    
Horaire : 9 h 00 - 10 h 30
Présidence/animation : Florence Piron Université Laval
               
09:00
L’analyse des politiques scientifiques : des idées en action
Jean Bernatchez UQAR - Université du Québec à Rimouski
        
L’analyse des politiques publiques s’est affranchie de la  discipline fondatrice, la science politique, pour devenir un domaine du  savoir transdisciplinaire qui intéresse des chercheurs et des praticiens  associés à de nombreux secteurs de la vie en société. L’adoption de  politiques scientifiques s’observe aux États-Unis à compter d’après la  Seconde guerre mondiale. Au Québec, c’est à partir des années 1960 que  l’État propose quelques initiatives de régulation de la science. Une  politique, c’est un plan d’action qui vise à faire de l’ordre dans un  secteur donné. C’est un lieu où les acteurs se livrent une joute  politique pour promouvoir leurs intérêts et maîtriser les ressources.  C’est aussi un espace au sein duquel les acteurs vont construire et  exprimer un rapport au monde qui renvoie à la manière dont ils  perçoivent le réel et ce que le monde devrait être. Les politiques  scientifiques, ce sont des idées en action, agencées en fonction d’une «  vision du monde » construite et promue par les acteurs, principalement  les médiateurs qui profitent de fenêtres d’opportunité pour défendre  leurs idées et leurs intérêts. Les politiques scientifiques du Québec et  du Canada sont-elles toujours des outils d’émancipation nationale comme  c’était le cas auparavant, ou ne sont-elles pas devenues des  instruments d’ajustement structurel aux normes du marché mondialisé.
 
09:30
La Politique nationale de recherche et d'innovation du Québec (PNRI) : portrait et enjeux
Martin Maltais Université Laval       
 
Cette communication décrira le processus d'élaboration de la  PNRI et les grands objectifs auxquels elle a cherché à répondre. Quelles  valeurs et priorités défend-elle? Quelle était la marge de manoeuvre du  gouvernement? Comment les auteurs de la PNRI ont-il arbitré entre les  acteurs dont les demandes étaient forcément différentes? Qu'a apporté le  processus de consultation mené par l'ADRIQ et l'ACFAS en 2012? Quelles  leçons en tirer pour l'avenir?
    
10:00
La politique scientifique du gouvernement fédéral : état de la situation et vision alternative
Laurin  Liu Chambre des communes
        
Cette communication décrira la politique scientifique  fédérale et son effet sur la capacité du gouvernement à servir l’intérêt  public. Quelles valeurs et priorités défend-elle? Quel rôle  attribue-t-elle aux sciences? Comment replacer la science au cœur du  processus de décision publique?
             
10:30
Pause
 
Table ronde 11 h 00 - 12 h 30  : « Politiques scientifiques et recherches universitaires »     
Présidence/animation : Mélissa Lieutenant-Gosselin Université Laval
 
Participant(s): François Bergeron UQAM - Université du Québec à Montréal, Françoise Naudillon Université Concordia, Ève Séguin, UQAM, Max Roy FQPPU - Fédération québécoise des professeures et professeurs d'université
         
12:30 - 14:00 : Dîner             
 
Table ronde 14 h 00 - 15 h 30  : « La question du libre accès dans les politiques scientifiques. Situation dans les pays du Nord et dans les pays du Sud »     
Présidence/animation : Émilie Tremblay 

Participant(s): Jean-Claude Guédon UdeM - Université de Montréal, Samir Hachani Université Alger II, Dieyi Diouf, Université Cheik anta Diop, Dakar
 
    
15:30 Pause
 
Deux panels simultanés : 16 h 00 - 17 h 00
                              
Atelier 1 : Comment intéresser les citoyens et citoyennes aux  politiques scientifiques et les faire participer davantage au débat  public?   -- Venez partager vos expériences et vos idées et développez  avec nous un plan d'action pour l'avenir!     
Panel
Participant(s): Pascal Lapointe Agence Science-Presse, Mélissa Lieutenant-Gosselin Université Laval
 
Atelier 2 : Comment intéresser les chercheurs et chercheuses aux politiques scientifiques et les faire participer davantage au débat  public?   -- Venez partager vos expériences et vos idées et  développez avec nous un plan d'action pour l'avenir!    
Panel
Participant(s): Pierre Noreau AUF - Agence universitaire de la Francophonie, Émilie Tremblay UQAM - Université du Québec à Montréal
                
Horaire : 17 h 15 - 17 h 50  
Synthèse du colloque et dévoilement des réalisations et projets de l'Association science et bien commun     
Panel
Présidence/animation : Florence Piron Université Laval
     
Participant(s): Jean Bernatchez UQAR - Université du Québec à Rimouski, Mélissa Lieutenant-Gosselin Université Laval, Émilie Tremblay UQAM - Université du Québec à Montréal